Un an après avoir annoncé qu'il ouvrirait des datacenters en France en 2017, Microsoft lance ses premiers services IaaS Azure hébergés dans l’Hexagone, en mode test. A l’instar d’AWS, son principal concurrent dans le cloud public, qui va ouvrir avant la fin de l'année une région en Ile de France, Microsoft apporte ainsi une réponse à ses clients qui veulent se déployer dans le cloud public en conservant leurs données sur le territoire français. L’éditeur de Redmond ouvre deux datacenters, l'une en région parisienne, l'autre à Marseille. Ces zones complètent son implantation cloud qui doit réunir à terme 42 régions dans le monde.

Dans un billet, Tom Keane, responsable de cette infrastructure mondiale, indique que les zones Azure ouvertes en France fournissent des solutions de continuité d’activité avec une disponibilité de service de 99,99% sur les machines virtuelles lors de leur mise à disposition générale. Plus généralement, il rappelle que les zones de disponibilité sont situées dans des Régions Azure et disposent de façon indépendante d’une alimentation électrique redondante, d'un système de refroidissement et d’un réseau prévu haute disponibilité. En Europe, six régions Azure sont déjà ouvertes. Deux sont situées au Royaume-Uni (à Cardiff et Londres). Dans l’Union européenne, on en trouve une en Irlande, une aux Pays-Bas et deux en Allemagne (à Francfort et Magdebourg).

Parmi les éditeurs partenaires, Cegid, Noledge et ActiveEon

Cette première mise à disposition en mode preview de services cloud localisés en France sont ouverts à tous les clients et partenaires de Microsoft dans le monde pour déployer des services et tester des charges de travail. Pour accéder à ses services, Microsoft propose un formulaire d'inscription. Depuis plusieurs mois, des éditeurs ont déjà indiqué qu’ils allaient travailler avec Microsoft pour héberger leurs offres cloud en France. Parmi eux, Cegid, Neoledge, ActiveEon et Xelya se sont manifestés, de même que le prestataire de services d'infrastructure ISI Expert. De nombreux éditeurs SaaS français hébergent déjà leurs applications sur le cloud Azure, au nombre desquels Talentsoft.

De son côté, Amazon Web Services procédera à l’ouverture effective de ses datacenters en région parisienne d’ici la fin de l’année. L’opérateur de cloud public a déjà commencé à tester ses services avec certains clients. En France, parmi ses utilisateurs, Radio France a déjà basculé - sans attendre le lancement des services en région parisienne - une partie de son infrastructure informatique et de ses contenus sur EC2 et S3.